Présentation

Emilie-Barbier_Presentation_Montage#2

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          BIOGRAPHIE

J’ai d’abord suivi des études d’histoire de l’art à l’université de Besançon où j’ai obtenu un Master en 2005. Je me suis ensuite dirigée vers la scénographie et j’ai rejoins le DPEA scénographe de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, d’où je suis sortie diplômée en 2010.
 
Après avoir travaillé en scénographie principalement dans le domaine de l’audiovisuel, mais aussi en exposition, événementiel et théâtre, j’ai co-fondé en 2017 le collectif La 540. Composé de cinq professionnels d’horizons divers (architecture, scénographie, construction), ce dernier expérimente une approche collective et pluridisciplinaire des différentes phases de la réalisation d’un projet.

Depuis 2018 je suis revenue à l’image à travers une pratique de la photographie et de la vidéo. En 2021, mon film Ambrose-Mélodie a été présenté au Festival Côté-Court de Pantin et une résidence de création à la Maison de quartier de Kerlédé à Saint-Nazaire donnera lieu à une exposition, Portraits Radiographiques, au Fort de Villès-Martin à l’automne 2022.

          DÉMARCHE

Je me situe actuellement à un moment charnière de ma pratique photographique. Dans mes premières séries, je me suis mise en scène, dans la nature, sous les traits d’un personnage identifiable par son vêtement. Ces photographies comportent une dimension autobiographique qui est liée à leur portée narrative mais aussi aux conditions de prise de vue : utilisation de mon propre corps avec ses possibilités comme ses limites physiques, contraintes relatives à sa mise en situation dans le lieu ou à la prise de vue par télécommande. Ces travaux parlent du corps sous l’angle de la relation qu’il entretient avec son environnement naturel : présence souvent incongrue, à la frontière du jeu et de la lutte avec ce qui l’entoure (Le Rouge et le Noir ; L’équilibriste). Parfois ce sont les contours du corps lui-même qui semblent s’effacer pour se fondre dans le paysage (Green Lady Bird ; Centro D’eucledio).


Ces recherches m’ont amenée à m’intéresser à l’imagerie médicale et – grâce aux propriétés de transparence de ces clichés – à explorer une certaine porosité du corps à son environnement. Mes Portraits  Radiographiques sont issus d’une technique de montage de radiographies et de photographies (par superposition ou par juxtaposition). Ce projet, expérimente un protocole qui laisse une grande place à la parole et formalise un aller-retour des mots aux images. Les participants apportent une radiographie personnelle : je les invite à la décrire à travers des questions formelles très simples. Je conserve une trace enregistrée de ces entretiens qui sert ensuite de matière dans laquelle je puise pour réaliser un portrait. Ce dernier est une recomposition mêlant intériorité et extériorité. C’est une manière de donner forme à un paysage intérieur.


Mes réflexions actuelles autour du portrait sont très influencées par ma formation initiale en histoire de l’art : la volonté – l’utopie peut-être – d’épuiser le sens d’une image par le langage, se traduit aujourd’hui par la place faite aux mots dans mon processus de création. Ce dernier s’organise en trois temps : exploration photographique du territoire ; rencontre/description ; constitution des portraits par association d’images. Un tel processus intègre une parole centrée sur un acte de description. À travers elle, c’est le regard de la personne qui est convoqué.